Dalla teoria alla pratica.
Nei post precedenti ti ho raccontato alcune strategie di studio che applico durante la preparazione per l'orale concorso docenti PNRR3 di AS2A e AM2A.
In questo post invece voglio proprio regalarti alcune delle prime parti che ho realizzato sul periodo Medievale.
Aux origines de la littérature française
Introduction
Au Moyen Âge, l'écrivain est profondément intégré à la société, sa survie dépend du soutien des puissants.
Son rôle principal est de se faire le porte-parole des valeurs de l'élite dirigeante.
La création littéraire est souvent collective et anonyme, impliquant une collaboration entre divers acteurs tels que les jongleurs, les copistes et les clercs.
Cette dynamique complexe souligne la fonction sociale et politique majeure de l'écrit médiéval.
Statut et dépendance économique de l'écrivain médiéval
L'écrivain médiéval vit grâce à la société qui l'entoure, recevant des dons, des repas, des vêtements ou de l'argent en échange de ses compositions.
Cette relation le place dans une position de dépendance économique et sociale vis-à-vis des seigneurs et des notables. En retour de leur appui, l'écrivain s'aligne sur les goûts et les valeurs de cette minorité dominante, devenant ainsi un diffuseur des idéaux de la société féodale, notamment les valeurs chevaleresques qui soutiennent l'ordre établi.
Rôle de porte-parole des valeurs de l'élite dirigeante.
Les chansons de geste et l'épopée féodale
À partir du XIe siècle, les chansons de geste glorifient les exploits des chevaliers et mettent en scène le respect des engagements féodaux.
Elles valorisent la morale chevaleresque et les qualités guerrières au service de la foi, décrivant le chevalier comme fidèle à son seigneur et obéissant à un code d'honneur.
Ces œuvres servent de propagande morale et socio-politique,
légitimant l'autorité des seigneurs et la croisade religieuse.
La littérature courtoise et l'idéal de la cour
L'idéal chevaleresque évolue vers le service d'amour à partir du XIe siècle dans le sud et du XIIe siècle dans le nord.
Le chevalier cherche à plaire à sa dame et à incarner les qualités courtoises.
La cour imaginaire, notamment celle du roi Arthur, devient un modèle pour les cours réelles, et le terme courtoisie en dérive. L'amour est central, organisant les actions comme dans Tristan et Iseut.
Ces textes visent à édifier les comportements attendus dans les cercles aristocratiques.
La satire et la critique sociale
Au XIIIe siècle, avec les bouleversements économiques et urbains, la littérature satirique émerge, principalement dans les villes et chez les bourgeois.
Des récits comme le Roman de Renart et les fabliaux critiquent les vices et les faiblesses du monde bourgeois, mais sans remettre en cause l'ordre établi.
L'objectif est souvent moraliste ou récréatif, reflétant le regard de l'élite et de la société urbaine émergente.
Nature collective et anonyme de la création littéraire
L'œuvre comme production collective
Au Moyen Âge, une œuvre est rarement le fruit d'un auteur unique.
Elle résulte d'un travail collectif et successif impliquant plusieurs acteurs:
- Le jongleur interprète et transmet le texte oralement, ajoutant des variantes personnelles.
- Le copiste recopie, remanie et diffuse le texte écrit.
- Le clerc peut intervenir en modifiant ou en complétant l'œuvre, souvent dans des milieux savants ou religieux.
Cette multiplicité d'intervenants rend difficile l'identification d'un créateur unique et explique l'anonymat quasi systématique
des œuvres.
Le rôle des acteurs de la transmission
- Jongleur: Récitant itinérant, performance orale. Il introduit des variantes et des imprégnations personnelles
- Copiste: Transmission écrite, reproduction des manuscrits. Il peut remanier et modifier les textes selon sa sensibilité ou les attentes
- Clerc: Savant et lettré, adaptateur. Il adapte, commente et diffuse les textes dans les milieux savants ou religieux
L'identité de l'auteur et l'étude des textes
Il est souvent difficile de déterminer l'auteur initial d'une œuvre médiévale, car le texte peut être le résultat d'une légende populaire, d'un récit collectif ou d'une création personnelle et savante. Le doute persiste quant à l'identité du créateur, comme en témoigne le vers final de la Chanson de Roland, qui laisse planer l'incertitude sur celui qui a composé, suivi, transcrit ou récité l'œuvre.
Étude des genres et grandes orientations littéraires
L'épopée et les chansons de geste
Origine: À partir du XIe siècle, l'épopée en langue vulgaire célèbre les prouesses chevaleresques et les valeurs de la société féodale.
Caractéristiques:
Admiration des engagements féodaux, morale chevaleresque, héroïsme guerrier au service de Dieu et du roi.
Le chevalier incarne l'idéal de loyauté.
Support et transmission:
Textes oraux, balades, récits chantés par des jongleurs, puis remaniés par des copistes et clercs.
Transformation:
Passage de l'oralité à l'écriture au XIIIe siècle, puis à l'alexandrin et à la prose au XIVe siècle.
Les chansons sont regroupées en cycles (Geste du roi, Geste de Garin de Monglane, Geste du Doon de Mayence).
La poésie lyrique et didactique
Origine et forme:
Poésie lyrique musicale, avec des refrains et des chansons
d'amour. Les thèmes tournent autour de l'amour pour une dame inaccessible et de la souffrance amoureuse.
Développement régional:
Populaire en Languedoc, elle devient une quête morale dans le nord pour plaire à la dame et porter les qualités chevaleresques.
Précurseurs et formes:
La chanson de toile et la chanson à danser.
Développement d'une poésie lyrique plus sophistiquée par des troubadours et poètes de cour.
But didactique:
Parallèlement à l'amour, une poésie didactique dispense des
savoirs religieux, moraux, philosophiques, scientifiques et littéraires.
Le Roman de la Rose est un exemple majeur de ce genre allégorique.
Le théâtre médiéval entre drame liturgique et jeu
Du XIe au XIIIe siècle, des textes en latin sont présentés par des clercs. Les miracles et mystères retracent la vie des saints et des scènes bibliques.
Évolution vers le théâtre profane:
Au XIIIe siècle, les pièces intègrent des passages en langue vernaculaire et l'intervention de comédiens laïcs.
Apparition du théâtre à part entière et de la farce, comme La Farce de Maître Pathelin, qui représente tromperies et ruses dans un langage familier.
Signification sociale:
Le théâtre devient un lieu de réflexion sociale et morale, accessible aux publics urbains et bourgeois émergents.
Le roman, le conte et la morale des textes
Les genres médiévaux, qu'il s'agisse de l'épopée, du conte ou du roman, portent fréquemment une morale.
Même les divertissements transmettent des enseignements religieux, moraux, sociaux ou philosophiques.
La didactique est omniprésente dans les textes, même lorsqu'ils visent le récit et l'évasion, car ils transmettent des croyances et des enseignements moraux.
Conclusion: l'écrivain médiéval comme pilier de la société
L'écrivain du Moyen Âge est une figure stratégique, à la fois artiste et relais des codes sociaux. Son rôle est de servir la communauté en reflétant et en diffusant ses valeurs, tout en étant économiquement dépendant des mécènes.
La création littéraire est largement collective, dépendant de l'interaction entre jongleurs, copistes et clercs, ce qui explique l'anonymat fréquent des œuvres.
Comprendre l'écrivain médiéval, c'est saisir comment les textes, les performances et les transmissions orales et écrites s'articulent pour former et légitimer un ordre social, politique et religieux spécifique à cette période.
Les premiers textes écrits
- LES SERMENTS DE STRASBOURG en 842. Ils illustrent une situation d’échange linguistique (allemand et français) à la mort de Charlemagne. Ces Serments témoignent officiellement d’une notoriété de la langue vulgaire qui engendre la naissance du français écrit.
- LA CANTILÈNE DE SAINTE EULALIE, hagiographie, en 878; composée de 29 vers, le poème raconte l’histoire d’une jeune fille martyre qui souhaite conserver sa virginité et sa foi dans le Christ plutôt que succomber au diable.
- LA VIE DE SAINT LÉGER, 240 vers octosyllabiques; le texte est censé être d’origine picarde mais transcrit en provençal.
- LA VIE DE SAINT ALEXIS, en 1040 environ: il est important car il introduit le mètre pour la poésie épique.
- LE PÈLERINAGE DE CHARLEMAGNE, 1° texte en francien et en alexandrin, moitié XII siècle; c’est la parodie de la chanson de geste.
La Littérature Épique : Les Chansons de Geste
Origines et Contexte Historique
Les chansons de geste, nées au cours du XIe siècle, sont des récits épiques qui dépeignent les aventures de chevaliers au sein de la société féodale.
Elles mettent en lumière le respect des engagements féodaux entre seigneur et vassal, une morale chevaleresque et des qualités guerrières au service de la foi.
Ces œuvres s'inscrivent dans une culture où l'écrivain (jongleur, clerc ou copiste) est intrinsèquement lié à la communauté qui assure sa subsistance par un soutien matériel et une adhésion collective à des valeurs partagées.
Ces épopées avaient une fonction propagandiste et morale, glorifiant la chevalerie au service de Dieu et du roi, et véhiculant l'idéal de la société féodale.
Elles s'inscrivent également dans le contexte des croisades, où l'énergie guerrière était orientée vers la défense de la chrétienté.
Thèmes et Caractéristiques
Les chansons de geste sont structurées autour des thèmes centraux et présentent des caractéristiques formelles distinctives.
Thèmes Centraux
- Fidélité et obéissance au seigneur: Le chevalier maintient une loyauté inébranlable et respecte ses engagements féodaux, même face à l'adversité.
- Courage et prouesse guerrière : L'action guerrière est valorisée comme une vertu cardinale du chevalier.
- Foi: La défense de la foi est au cœur des combats et des loyautés, les actes guerriers étant mis au service de Dieu et du roi.
Caractéristiques Formelles et Orales
Ces œuvres étaient initialement des créations orales et anonymes, récitées par des jongleurs itinérants.
Elles se caractérisent par :
- Une composition en laisses, strophes de longueur inégale développant une idée ou un fait unique.
- L'utilisation du décasyllabe comme mètre de base. Des reprises récapitulatives pour résumer les événements et maintenir l'attention du public.
- Un caractère collectif, souvent le fruit d'une collaboration entre jongleurs, moines et copistes.
Évolution et Transformation
Les chansons de geste ont connu une évolution significative qui est marquée par un passage d'une tradition orale à une forme écrite au XIIIe siècle.
Transition du décasyllabe à l'alexandrin (douze pieds), puis à la prose au XIVe siècle.
Regroupement en cycles ou gestes au XIIIe siècle, tels que la Geste du roi (Charlemagne), la Geste de Garin de Monglane (Guillaume d'Orange) et la Geste du Doon de Mayence (luttes féodales).
Le cadre historique et idéologique de ces gestes célèbre le lien vassalique, l'obéissance au suzerain, l'honneur chevaleresque et la foi, mobilisant l'armée pour la croisade et la défense de la chrétienté.
Les héros, qu'ils soient historiques ou légendaires, sont réinterprétés pour incarner l'éthique de l'époque.
La Chanson de Roland : Œuvre emblématique
Composée au XIIe siècle, La Chanson de Roland est une œuvre majeure qui vise à glorifier Charlemagne en tant que défenseur de la chrétienté et à exalter l'idéal chevaleresque et la loyauté vassalique.
Elle transforme un simple combat en une croisade héroïque contre les Sarrasins, présentant Roland comme un héros de guerre sainte.
Le poème est articulé autour des thèmes de la foi, de la loyauté, du courage et de la trahison (Ganelon étant le traître). L'auteur réel reste incertain, la mention « ci falt la geste que Turoldus declinet » suggérant un auteur cultivé ayant pu composer, suivre, transcrire ou réciter l'œuvre.
Initialement composée selon une méthode orale (laisses et décasyllabes), l'œuvre a été adaptée à l'écrit.
Elle est emblématique de la mise en récit de la croisade et de l'idéologie chevaleresque, associant bravoure militaire, piété et fidélité au roi et à l'Empire.
La Chanson de Roland illustre le passage des gestes épiques oraux à des textes écrits, consolidant le modèle épique et devenant un symbole majeur du chevalier médiéval.
Évolution de la forme de l'oralité à l'écrit
L'évolution des chansons de geste de l'oralité à l'écrit est marquée par plusieurs étapes clés.
Oralité : récits chantés par des jongleurs, avec des répétitions et des laisses servant de repères.
XIIIe siècle : Transformation en une forme écrite plus complexe, avec l'adoption de l'alexandrin.
XIVe siècle : Transition vers la prose. Ces œuvres étaient organisées en cycles, ou gestes, chacun se concentrant sur des thèmes et des personnages spécifiques.
Les chansons de geste répondaient aux attentes des seigneurs féodaux et de la communauté, transmettant des valeurs morales et guerrières, tout en instruisant et divertissant. Le passage à l'écrit a permis une diffusion plus
large et une pérennisation du récit épique.
Les chansons de geste ont profondément influencé la définition de l'idéal chevaleresque, de la foi et de la fidélité vassalique.
Idéal Chevaleresque
Le chevalier est présenté comme un modèle de bravoure, de foi et de service.
L'honneur, loin d'être une simple qualité personnelle, est un contrat social liant le vassal au seigneur et à l'ordre féodal. La protection du royaume et de la chrétienté confère une dimension universelle à l'action chevaleresque.
Foi
La religion imprègne l'action guerrière, les nobles combattant en « défense de la foi ». L'Église orientait ces luttes, particulièrement dans le contexte des croisades.
Fidélité Vassalique
Le respect des engagements envers le suzerain et la fidélité envers le seigneur constituent le fondement moral et juridique des héros. Le thème du traître ou du héros, selon les dons et les trahisons, est un terrain d'exploration des valeurs de loyauté et de justice médiévales.
Conclusion et Synthèse
Les chansons de geste sont un pilier fondamental de la littérature épique du Moyen Âge.
Elles articulent une vision du monde où l'honneur, la foi et la
loyauté guident les actes des chevaliers dans une société féodale en mutation.
Leur composition orale, basée sur les laisses et le décasyllabe, témoigne d'une tradition de performance collective.
Leur évolution vers l'écrit, puis l'alexandrin et la prose, illustre l'adaptation du récit épique aux besoins des publics et des médiateurs littéraires.
La Chanson de Roland demeure l'œuvre emblématique de ce genre, cristallisant l'idéal chevaleresque, la foi et la fidélité vassalique.
Elle soulève également des questions complexes sur l'auteur et la transmission du texte dans une tradition initialement orale, et marque le passage du récit héroïque à une littérature qui s'inscrit durablement dans le patrimoine culturel européen.
Naissance de l'idéal courtois
L'idéal courtois émerge dans la société féodale, d'abord au XIe siècle dans le sud de la France, puis au XIIe siècle dans le nord.
Il complète l'éthique chevaleresque traditionnelle, fondée sur l'honneur, la fidélité au seigneur et les prouesses guerrières, en y ajoutant une dimension nouvelle : le service d'amour.
Cet idéal intègre l'amour comme un élément central de la vie sociale et morale des chevaliers et des nobles.
Le chevalier ne se contente plus d'être vaillant ; il doit également chercher à plaire à sa dame et à perfectionner ses
qualités chevaleresques et courtoises pour mériter son amour.
L'amour devient ainsi le moteur des actions et le régulateur de la vie amoureuse et sociale.
Des œuvres comme Tristan et Iseut et les romans de Chrétien de Troyes illustrent comment l'amour permet au chevalier de se dépasser et de s'engager vers des idéaux plus élevés que la simple vaillance.
Le terme même de courtoisie trouve son origine dans ce cadre aristocratique et imaginaire de la vie de cour.
La cour du roi Arthur, telle que dépeinte dans les romans de la Table ronde, sert de modèle idéal, incarnant le courage, la délicatesse, le sens du devoir, et la capacité à plaire et à se surpasser pour gagner l'amour d'une dame.
Le "Service d'Amour", la Dame et la Cour du Roi Arthur
Le service d'amour est une discipline morale exigeante.
Pour obtenir et honorer l'amour de la dame, le chevalier s'engage dans un parcours initiatique où il affine ses vertus chevaleresques et courtoises : loyauté, générosité, modestie, prudence, honneur et maîtrise de soi.
La dame occupe une position centrale et quasi sacrée dans l'éthique courtoise.
Elle incarne l'idéal féminin, inspire les actions du chevalier et guide, par son respect ou son refus, l'épreuve morale et esthétique que traverse le preux.
La quête de courage et de perfection s'effectue en vue de gagner son amour et son admiration, tout en cultivant la retenue et la tempérance dans l'expression des sentiments.
La cour du roi Arthur représente une cour mythique où se mêlent loyauté, fraternité et amour courtois.
Cette cour idéale sert de miroir et d'aspiration pour les cours véritables de l'époque.
La fiction élève les valeurs à un niveau éthique, esthétique et social où les chevaliers sont mesurés non seulement par leurs exploits, mais aussi par leur capacité à aimer avec noblesse et
délicatesse.
L'amour courtois transforme les genres littéraires en introduisant des intrigues centrées sur la rencontre amoureuse, les dilemmes éthiques et les épreuves spirituelles, conduisant à une réécriture des codes chevaleresques traditionnels et à une poésie lyrique et narrative nouvelle.
Œuvres clés et figures majeures
Tristan et Iseut
Ce cycle est un exemple emblématique où l'amour est à la fois
source de gloire et de conflit tragique. Dans Tristan et Iseut, l'amour n'est pas un simple sentiment privé ; il agit comme un moteur des aventures, met à l'épreuve l'honneur et dicte les choix des personnages. L'amour devient une force déterminante qui structure la vie des protagonistes et influe sur leur destinée.
Chrétien de Troyes
C'est une figure centrale de la littérature courtoise du XIIe siècle.
Chrétien de Troyes a fortement contribué à l'élaboration des conventions de l'amour courtois. Ses romans mettent en scène des chevaliers aspirant à la perfection morale et à la réussite amoureuse, tout en illustrant les tensions entre devoir, amour et vertu. Ses récits visent souvent à montrer comment le chevalier peut concilier bravoure et délicatesse, quête d'honneur et sensibilité amoureuse, dans un cadre où la cour et la quête personnelle se croisent.
Le Cadre de la Table Ronde et l'Influence Arthurienne
Les romans de la Table ronde fournissent un cadre idéalisé où les valeurs chevaleresques et les exigences de la cour s'harmonisent avec les préoccupations amoureuses.
Cette source a durablement influencé les concepts de galanterie, de politesse et de comportement courtois dans les cours médiévales européennes.
Genres et évolutions de la littérature autour de l'idéal courtois
Dès le XIIe siècle, la poésie lyrique en langue d'oc et en langue d'oïl explore le thème de l'amour courtois.
Souvent sous forme de chants et d'odes, elle évoque la dame
inaccessible, la souffrance amoureuse et la quête morale du chevalier.
Des œuvres comme le Roman de la Rose mêlent amour courtois et réflexion didactique sur les mœurs, les valeurs morales et les vertus sociales.
Le roman allégorique propose une double dimension : l'amour
courtois dans la première partie et une réflexion morale et sociale dans la seconde.
La poésie lyrique des XIIe et XIIIe siècles voit apparaître des formes comme la chanson de toile et la chanson à danser, où la plainte d'une dame amoureuse ou le renouveau printanier servent de prétexte à l'expression des sentiments et des leçons morales.
Vers le XIIIe siècle, la poésie courtoise se complexifie avec des formes comme la ballade et le rondeau.
Des auteurs tels que Guillaume de Machaut,
Christine de Pisan et Charles d'Orléans poursuivent cette tradition, explorant des expressions personnelles et s'adaptant aux réalités sociales changeantes.
Le lien entre genres et société
La littérature médiévale n'est pas monolithique ; les genres coexistent et se transforment en réponse aux changements sociaux, économiques et moraux de l'époque.
L'idéal courtois se distingue par l'alliance entre courage martial et excellence morale, où le service d'amour offre une dimension spirituelle et esthétique à la chevalerie.
Le rôle de la dame et le cadre arthurien confèrent à la cour une fonction normative, fixant les règles de conduite, les gestes de galanterie et les exigences éthiques qui orientent l'action des chevaliers.
Au XIIIe siècle, la société française connaît une mutation majeure marquée par l'essor de la bourgeoisie urbaine et des bouleversements économiques et sociaux.
Cette transformation crée un terrain fertile pour l'émergence d'une littérature nouvelle, centrée sur le comique et la satire. Cette littérature se distingue des genres épiques et courtois précédents, se manifestant principalement dans les récits brefs, les fabliaux et des œuvres comme Le Roman de Renart. Son objectif est de ridiculiser les défauts et les faiblesses du petit peuple et des bourgeois, offrant ainsi une réflexion morale ou sociologique par le rire.
La société féodale, centrée sur les seigneurs et les vassaux, cède progressivement la place à une société où la population urbaine se développe, s'organisant autour du commerce et de l'artisanat.
C'est dans les bourgs, où vivent le petit peuple et la bourgeoisie, que naissent ces textes satiriques et comiques, souvent de forme brève et ancrés dans le quotidien urbain. Ces œuvres, bien qu'elles ne remettent pas directement en cause l'ordre établi, permettent à la bourgeoisie de s'exprimer par le biais du rire, de la moquerie et de la moralisation indirecte.
Elles visent à présenter, de manière humoristique, les mœurs et les travers de cette catégorie sociale, tout en offrant une compréhension morale ou critique de la vie quotidienne.
Le rire devient un outil de critique sociale et morale, un moyen
par lequel la société peut se reconnaître et s'interroger sur elle-même.
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